Claudication, lorsque vous boitez à la suite d’une blessure.

Quand devez-vous consulter votre médecin? Lorsque vous boitez à la suite d’une blessure ou d’une douleur dans votre corps qui ne se résorbe pas après cinq jours.

Si une claudication se manifeste sans raison, surtout chez un enfant, consultez un médecin.

Consultez votre médecin immédiatement si la claudication survient soudainement et si elle est accompagnée d’une faiblesse musculaire sur un côté du corps, d’un engourdissement, de fièvre ou de douleurs lancinantes.

Ce que révèlent les symptômes La première observation à faire sur la claudication, c’est qu’elle ne doit pas être prise à la légère. Maintenir une démarche régulière et égale est beaucoup plus complexe que le simple fait de mettre un pied devant l’autre.

La démarche exige que bon nombre de systèmes et de parties de l’organisme exercent de la pression et se déplacent en toute cohérence. «Toute forme d’anomalie neurologique, musculaire ou squelettique peut perturber cette cohérence et générer un déséquilibre de la démarche », déclare Howard Hillstrom, titulaire d’un doctorat, directeur du Centre d’études Gait au Collège de médecine de podologie de la Pennsylvanie à Philadelphie.

L’une des anomalies les plus communes est la différence de longueur des jambes d’une personne. «Une claudication se produit fréquemment parce qu’une jambe est nettement plus courte que l’autre », déclare Howard Dananberg, D.P.M., podologue et directeur de la Clinique de la marche à Bedford, au New Hampshire.

Chez certaines personnes, cependant, il n’existe qu’une inégalité de surface dans la longueur des os. Cela se produit si une contraction ou des spasmes musculaires se manifestent sur l’un des côtés du corps, depuis l’épaule jusqu’au bassin. « Bien que les jambes soient de la même longueur, l’un des côté est tellement contracté que les jambes agissent comme si l’une était plus courte que l’autre », mentionne le D r Dananberg.

Les jambes trop lourdes à cause d’un excès de poids peuvent égale­ment provoquer des problèmes. L’embonpoint peut entraîner bon nombre de problèmes, notamment l’affaissement de la voûte plantaire, des genoux cagneux, une mauvaise posture, et peut en fait exacerber tout déséquilibre caché. De grosses cuisses peuvent également forcer une personne à adopter une démarche inhabituelle.

Il se peut aussi que toutes les parties du corps soient proportionnées, mais qu’elles ne soient pas au bon endroit. «Toute partie ou membre du corps qui est mal aligné peut produire un déséquilibre, c’est un peu comme équiper sa voiture de mauvais pneus », déclare Peter Francis, titulaire d’un doctorat, professeur d’éducation physique à l’université d’État San Diego.

La torsion excessive, mouvement par lequel le pied se tourne — la plante étant dirigée vers le côté externe —, est l’un des problèmes qui résulte de l’affaissement de la voûte plantaire. Une autre cause de déséquilibre provient de la luxation du genou, qui travaille alors en dehors de son mouvement normal.

Parfois, toutes les parties du corps sont bien positionnées, mais elles n’exécutent pas les fonctions qui leur sont propres. Citons notamment le blocage du gros orteil. Ce blocage peut vous empêcher d’étirer la cuisse, vous faisant ainsi traîner la jambe et fléchir votre taille maladroitement. Une raideur dans les articulations de la jambe ou une faiblesse musculaire qui affecte le mouvement de l’une ou plusieurs articulations peut également vous faire traîner la jambe.

Vous pourriez boiter afin d’atténuer la douleur si l’un des os, des muscles ou des nerfs d’une jambe ou d’un pied était blessé. Vous pourriez même souffrir sans vous en rendre compte ! Supposons, par exemple, que vous êtes une ancienne vedette de football ou que vous pratiquez le jogging fréquemment. L’usure due au surmenage, le vieillissement des articulations ou les vieilles blessures qui n’ont pas guéri correctement peuvent provoquer un peu de douleur.

Mais avant même que vous le remarquiez, votre corps se met en mode d’autodéfense et la claudication s’installe. La sciatique, compression du grand nerf sciatique, qui part de la colonne vertébrale jusque dans la ïambe, peut aussi provoquer une horrible claudication.

Certaines claudications sont purement le fait de l’habitude. Par exemple, le port de livres, d’un porte-documents ou d’autres articles lourds du même côté chaque jour peut déséquilibrer le corps. Si, au travail, vous avez tendance à rester debout, vous pourriez inconsciemment transférer le poids sur une jambe, même quand vous marchez.

Le pire scénario d’une claudication est qu’elle peut être le premier signe d’une infection bactérienne dans la jambe ou dans le pied. Elle peut être le premier signe de sclérose en plaques. La claudication peut même signaler un problème neurologique comme des dommages au système nerveux, une maladie neuromusculaire, une lésion à la colonne vertébrale ou une tumeur au cerveau. Heureusement, ces problèmes sont plutôt rares.

Soulagement des symptômes

Rectifier un problème de claudication est délicat. En règle générale, les gens n’ont ni la patience ni la perception des mouvements à effectuer pour leur permettre de rééduquer leur démarche par eux-mêmes », déclare le D r Hillstrom. En outre, si la personne traite les effets et non la cause, le problème risque de s’aggraver. Et vu le nombre important de causes possibles, l’aide d’un physiothérapeute, d’un podologue, d’un orthopédiste ou d’un spécialiste de la démarche devient nécessaire afin de trouver le bon traitement. Entre-temps, l’un des conseils suivants pourrait vous aider à mieux marcher.

Soulevez le problème. « Vous pouvez facilement corriger les inégalités de la longueur des os, les blocages d’orteils, les affaissements de la voûte plantaire, la pronation ou tout autre problème grâce à des voûtes de soutien exécutées sur ordonnance et taillées sur mesure, déclare le D r Dananberg.

Les dispositifs achetés en magasin peuvent fournir un soulagement à court terme dans les cas de claudication mineure, mais se révéleraient inutiles dans les cas où la claudication est progressive. » Essayez un produit en vente libre pendant deux semaines. Si vous n’obtenez pas les résultats escomptés, consultez un spécialiste.

Transférez votre poids. « Si vous surmenez une moitié de votre corps, essayez d’utiliser l’autre moitié plus fréquemment », déclare le D r Francis. Prenez l’habitude de transporter des choses de l’autre bras ou encore munissez-vous d’un sac à dos. Si vous êtes souvent debout, transférez le poids sur l’autre jambe ou essayez de répartir votre poids également sur les deux jambes.

Changez de chaise. Être assis toute la journée sur une chaise défectueuse ou inconfortable peut entraîner de la raideur dans les rdculations, un engourdissement des jambes et des douleurs dans le Le D r Hillstrom recommande de choisir une chaise qui procure bon soutien, dont la hauteur est réglable afin d’éviter de s’arquer le ou de se balancer les pieds. Il faut également que le siège soit des confortables.

Vérifiez la pointure de vos chaussures. « En majorité, les gens ne réalisent pas que la pointure de leurs chaussures peut se modifier avec le temps », déclare le D r Dananberg. Des chaussures trop serrées ou mal ajustées peuvent entraîner la claudication; assurez-vous donc que vous avez de bonnes chaussures. Recherchez également des chaussures à semelle souple dont la voûte est arquée et le talon légèrement surélevé.

Perdez quelques kilos. « Perdre du poids peut favoriser bon nombre de problèmes qui mènent à la claudication», déclare le D r Francis.

Marchez sur des surfaces planes. « La marche est un excellent exerice pour améliorer la posture…

Balancez-vous les bras. « Une grande marche de santé fait intervenir jambes et les bras. Lorsque vous avancez la jambe droite, votre sras gauche devrait balancer vers l’avant; alors que l’inverse se produit quand votre jambe gauche est devant. Si vous avez de la difficulté à coordonner ces gestes, c’est peut-être un signe de raideur ou de faiblesse dans les épaules », déclare le D r Francis. Vous devriez alors consulter un médecin qui vous recommanderait des exercices de tonification et de souplesse.

Ne pédalez qu’avec un pied. Le D r Francis préconise également la pratique d’exercices de tonification ou de mouvements spécifiques pour tonifier cette partie du corps si vous êtes victime d’un déséquilibre dans la force de vos jambes ou manquez de souplesse articulaire. Une bonne façon de renforcer le membre est de pédaler sur un vélo stationnaire avec une jambe seulement. Il s’agit de consacrer plus de temps à la jambe faible jusqu’à ce que la force de celle-ci puisse se mesurer à l’autre.

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