Genêt, Hamamélis.

Le genêt

à balais (Sarothamnus scoparius ou Cytisus scoparius) est un arbuste de taille moyenne, aux rameaux d’un vert grisâtre, très commun dans toute l’Europe, sauf dans les régions méditerranéennes. Il se développe en plaine et en montagne sur des terrains acides. Il fut longtemps confondu avec d’autres genêts, en particulier avec le genêt d’Espagne (Spartiumjunceum ) dont il se distingue cependant par ses rameaux lisses, ceux du genêt d’Espagne étant sillonnés. Il appartient à la famille des Papilionacées. La drogue est fournie par les branches jeunes qu’on ramasse au moment de la floraison, ou par les fleurs elles-mêmes qui sont d’une belle couleur jaune doré. Les fleurs, cueillies au bon moment (au début de la floraison), et bien séchées, deviennent jaune-orange; sinon elles risquent de devenir brunes. Depuis 1852, année où furent découverts ses deux principes actifs les plus importants, le genêt à balai a été l’objet de nombreuses analyses et expérimentations. Un hétéroside, la scoparine, matière colorante jaune présente seulement dans les fleurs, plusieurs alcaloïdes, le plus important étant la spartéine, et une huile essentielle en faible quantité sont à l’origine de ses multiples propriétés. Autrefois, on utilisait la spartéine seule comme analeptique cardio-vasculaire. Aujourd’hui on préfère la substance prise dans son entier pour son action diurétique et déchlorurante due, semble-t-il, à la scoparine qui détermine une faible irritation des épithéliums sécréteurs du rein. Cette action bien connue des auteurs anciens est très utile comme coadjuvant dans les maladies de l’appareil respiratoire (bronchites, pleurésies, pneumonies). Certains auteurs lui reconnaissent également des propriétés hémostatiques et l’utilisent pour arrêter les hémorragies consécutives à des accouchements, pour soigner les varices et les ulcères cutanés.

On a prouvé récemment ses remarquables propriétés antivenimeuses, mises à profit depuis longtemps, de façon empirique, en Auvergne: cette plante peut servir, comme premier secours, contre les morsures de vipères; on utilise alors, en usage interne, une décoction concentrée, et, en usage externe, le suc de jeunes rameaux broyés.

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