Laurier-cerise, Amandier amer.

Le laurier-cerise

, laurier-amandier, laurier royal, laurier de Trébizonde (Prunus laurocera­sus) est un arbuste ou un petit arbre de taille modeste (4 à 5 mètres), aux feuilles brillantes et toujours vertes, originaire de l’Asie Mineure, et répandu dans tous les jardins de l’Europe, où il ne fleurit pas souvent lorsqu’on le taille trop fréquemment; cependant, les plantes qu’on laisse se développer librement fleurissent abondamment au printemps et produisent de nombreuses drupes noires, ovales et en pointe, de la taille d’une olive. Le laurier-cerise appartient à la famille des Rosacées et, malgré toutes les différences existantes, il arrive qu’on le confonde parfois avec le laurier-sauce. La drogue est fournie par les feuilles dont la période basalmique est en été (juin­août). Lorsqu’on les frotte fraîches, elles dégagent une odeur caractéristique d’amande amère; sèches, elles sont inodores. Les feuilles contiennent surtout un ferment appelé émulsine et un glucoside, la prulaurasine, qui en présence d’eau se scinde en acide cyanhydrique, aldéhyde benzoïque et glucose. En distillant les feuilles fraîches de laurier-cerise, on obtient l’eau distillée de laurier-cerise qui est douée d’une action antispasmodique et sédative et qu’on utilise en cas de toux nerveuses et de spasmes respiratoires ou circulatoires. Dans l’usage courant, le laurier-cerise peut-être employé pour aromatiser des boissons à base de lait et des puddings, et, mais alors avec beaucoup de précautions, pour préparer une liqueur digestive.

On met toujours à juste titre l’accent sur certains caractères vénéneux de cette plante, mais on ne connaît pas de cas d’empoisonnement dus à une très faible consommation de ses feuilles ou de ses fruits; il faut que les quantités absorbées soient assez importantes pour qu’on ait un cas d’intoxication véritable.

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