Le glaucome, pour y voir plus clair.

Le glaucome est une maladie des yeux pouvant être associée à une dégénérescence du nerf optique. Une mauvaise irrigation sanguine entraine la nécrose (mort) des cellules du nerf optique et de la rétine. Il y a dès lors, perte de la vision (débutant par des visions en tunnel) pouvant être transitoire ou devenir irréversible causant ainsi la cécité définitive. Dans la majorité des cas, la pression intra oculaire augmente. Seulement d’après les constatations, dans le tiers des cas, cette pression est normale (10 mm Hg). Il existe divers types de glaucome. Cette maladie peut être primitive ou secondaire. Dans la classification globale, il s’agit soit d’un glaucome à angle ouvert, soit d’un glaucome à angle fermé (urgence ophtalmologique), soit mixte. Il peut être primitif ou secondaire à des traumatismes, une inflammation ou la prise de corticoïdes. Les types de glaucome les plus fréquents sont : le glaucome chronique à angle ouvert, le glaucome aigu à angle fermé, le glaucome congénital, le glaucome néovasculaire, le glaucome secondaire (le glaucome pigmentaire, le glaucome exfoliatif…)

Description du problème Les causes de glaucome sont multiples : une blessure à l’œil, certaines maladies ou problèmes oculaires (l’hypertension, l’hypothyroïdie, la rétinopathie diabétique et la cataracte), la baisse de l’élimination de l’humeur aqueuse (par obstruction de l’angle irido-cornéen ou blocage pupillaire) ou l’augmentation de sa sécrétion. Ces anomalies vont accélérer la dégénérescence des fibres optiques sources du problème. Néanmoins, il existe des prédispositions génétiques à cette pathologie. C’est le cas des glaucomes infantile et juvénile. D’autres situations qui ne sont pas négligeables également peuvent engendrer cette maladie.

Ce sont : l’inflammation ou le traumatisme au niveau des structures oculaires et des cas de glaucome post opératoire. Symptômes Les signes les plus évidents dans cette pathologie étant la baisse de la vision, un œil rouge douloureux, des larmoiements et une photophobie. Cette diminution du champ de la vision peut devenir irrémédiable. A l’examen de l’œil, il peut y avoir fermeture ou non de l’angle irido-cornéen, une hypertension oculaire. S’y associent, des anomalies des autres structures oculaires telles que la rétine, kératite, épisclérite, uvéite. Traitement et conseils Le traitement est basé sur la réduction de la sécrétion de l’humeur aqueuse et la stimulation de son élimination. Il existe alors des procédés médicamenteux: collyres bétabloquants ou collyres agonistes de l’alpha2 adrénergique, inhibiteur de l’anhydrase carbonique, dérives adrénaliniques, myotiques, analogues des prostaglandines.

A côté de cela, il y a le traitement au laser (la trabeculoplastie) et le traitement chirurgical (la trabéculotomie). Quel que soit le choix thérapeutique, une surveillance régulière tous les 6 mois à 1 an s’impose. La surveillance concerne la pression intraoculaire, le champ visuel et le nerf optique. Il faut également corriger tous les risques vasculaires d’artériosclérose (le tabagisme, l’hypercholestérolémie, les diabètes sucrés et l’hypertension). Conclusion Le glaucome peut à long terme entrainer la cécité définitive de l’individu. Devant un œil rouge douloureux, une baisse du champ visuel, avec ou sans les autres signes précités surtout en présence de circonstances prédisposantes ou aggravantes, consultez un spécialiste en ophtalmologie. Le glaucome à angle fermé est une urgence ophtalmologique à traiter le plus rapidement possible pour réduire le risque de cécité.

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