Aller au contenu

Magnétisme Personnel

Et Influence Psychique

Aimons-nous les uns les autres

Aimons-nous les uns les autres, et ne faisons jamais à autrui ce que nous ne voudrions pas qu’il nous fût fait à nous-mêmes.

Ce précepte évangélique, qui n’est guère appliqué, quoiqu’il soit connu de chacun de nous, n’aurait pas besoin d’être commenté pour être suffisamment compris; et les trois lignes qui précédent pourraient rigoureusement être considérées comme un chapitre entier.

Malgré cela, je vais y ajouter quelques considérations qui, en les complétant, feront comprendre tout l’intérêt qu’il y a, non seulement de ne nuire à personne, mais de faire du bien, même à ceux qui nous font du mal.

Comment posséder l’influence personnelle

Celui qui aime ses semblables et ne leur fait jamais que ce qu’il voudrait qu’on lui fît, possède naturellement l’influence personnelle à un degré plus ou moins élevé; il donne de la bonté; et, conformément aux lois psychiques que j’ai expliqué dans la première partie, il reçoit de la bonté sous différentes formes, et ne saurait rien recevoir de mauvais. En thèse générale, plus il dépensera de bonté, à la condition que cette dépense soit faite juste à point et avec intelligence, plus il recevra.

Travailler dans son propre intérêt

S’il en est ainsi, dans une très large mesure, travailler pour les autres, être bon pour eux, c’est travailler dans son propre intérêt; tandis qu’être méchant pour les autres, c’est être méchant pour soi, leur faire du mal c’est s’en faire à soi-même. Il n’est pas nécessaire de posséder une haute intelligence, d’avoir une instruction classique très développée et même d’être bien éduqué dans le sens propre du mot, pour comprendre cette vérité qui est à la portée de chacun de nous. Il est donc indispensable que tous ceux qui veulent être plus heureux deviennent meilleurs.

Nous devons penser souvent au bien qu’on nous a fait et faire tout notre possible pour oublier la mal, les offenses, les tracasseries dont nous avons été victimes. Si nous pensons malgré nous au mal qu’on a pu nous faire, il est de toute nécessité de ne pas songer à la vengeance et de n’envoyer à l’offenseur que des pensées de paix et des souhaits de bonheur. Mulford, que l’on peut considérer comme un très grand moraliste, nous en donne la raison en ces termes dans le premier volume de son remarquable ouvrage : Vos Forcés et le moyen de les utiliser. !

Les forces inspirants confiance ou méfiance

Lorsqu’on émet des pensées de tourment, d’irritation, de haine ou de tristesse, on met en œuvre des forces nuisibles à la fois au corps et à l’esprit. La faculté d’oublier implique celle de chasser les pensées déplaisantes et pénibles et de les remplacer par un élément profitable destiné à édifier au lieu de détruire.

La nature des pensées que nous émettons influe favorablement ou défavorablement sur nos affaires, et influence les autres en notre faveur ou contre nous. C’est une force que les autres ressentent agréablement ou désagréablement, leur inspirant confiance ou méfiance.

… C’est un sage égoïsme que de travailler pour les autres en même temps que pour nous-mêmes, parce que nous sommes tous unis en esprit. Nous sommes des forces qui agissent et réagissent l’une sur l’autre, en bien ou en mal, à travers ce que l’ignorance appelle l’espace vide. Il existe des nerfs invisibles reliant les uns aux autres les hommes et les êtres. C’est dans ce sens qu’on peut dire que toutes les formes de la vie sont solidaires. Nous sommes tous membres d’un même corps. Une mauvaise pensée ou une mauvaise action est une pulsation douloureuse vibrant à travers des myriades d’organismes. Une pensée aimable et une bonne action produisent exactement l’effet contraire. C’est donc une loi de la nature et de la science que le bien ou le mal que nous ferons à autrui retombera sur nous-mêmes.

Toute pensée discordante, ajoute avec raison le même auteur, est un glaive qui appelle le glaive contre nous… La créature, homme ou femme, la plus antipathique, la plus hypocrite, la plus venimeuse, a besoin de votre pitié et du secours de tous, car en émettant des pensées mauvaises, elle s’attire en même temps du chagrin et de la douleur. Celui qui nourrit de mauvais sentiments à l’égard d’une personne dont il a reçu une insulte, ou éprouvé une injustice ou un dommage, et qui les garde en soi pendant des heures et même des journées entières, finit par s’en fatiguer et ne peut plus les chasser. Ces pensées l’ennuient, le fatiguent et l’affaiblissent, et il ne peut s’empêcher de les ressasser…

Contrecarrer la pensée néfaste

Ceci provient de ce qu’on a attiré sur soi la pensée hostile de l’autre personne. Elle pense de vous ce que vous pensez d’elle, et vous envoie une vague de pensée hostile. C’est ainsi que l’un et l’autre vous donnez et recevez les coups d’une force invisible. Et si cette guerre silencieuse se produit pendant plusieurs semaines, les deux adversaires s’en ressentent…

Donc, s’efforcer d’oublier ses ennemis, ou ne diriger vers eux que des pensées de paix, est un acte protecteur tout comme étendre la main pour parer un coup. La persistance de la pensée bienveillante détourne les mauvaises intentions et les rend inoffensives. Cette action de faire du bien à nos ennemis est basée sur une loi naturelle. Cela indique que la bienveillance l’emporte sur la malveillance et qu’elle en détourne les mauvais effets.

Il ne faut donc avoir, même pour ses ennemis, que de bonnes dispositions et des pensées d’amour.

La haine, une force destructive

La haine, continue le même auteur, c’est simplement de la force dépensée à se mettre soi-même en pièces, car la haine est une force destructive. Le bon vouloir envers tous est constructeur; il rend de plus en plus fort. La haine abat. La bonne volonté envers tous attire de tous ceux avec lesquels on entre en contact des éléments salutaires et édificateurs. Si vous pouviez voir les éléments actifs volant d’eux à vous, dans leur sympathie pour vous, ils vous paraîtraient comme de fins ruisselets de vie. Au contraire, les éléments haineux que vous pouvez exciter chez les autres apparaîtraient s’élancer vers vous sous la forme de sombres rayons d’une substance nuisible et venimeuse.

En envoyant à celui qui vous déteste une pensée de haine, on ne fait qu’accroître la puissance de cet élément, parce que ces deux éléments opposés et dangereux se rencontrent et se mêlent, agissent et réagissent sur ceux qui les ont émis, alimentent sans cesse leur force de combativité, jusqu’à ce que l’un et l’autre soient épuisés. L’intérêt seul devrait empêcher les gens de se haïr.

Il n’est peut-être pas très facile à ceux qui ont tendance à rendre œil pour œil, dent pour dent, d’envoyer des pensées bienveillantes à ceux qui leur font du mal; mais il n’y a qu’une habitude à prendre, et les moins évolués d’entre nous pourront la prendre avec d’autant plus de facilité qu’ils comprendront mieux qu’ils seront les premiers à en profiter.

S’ils éprouvaient quelque difficulté pour prendre cette habitude, les exercices qui vont suivre, surtout l’isolement, la méditation, la concentration et l’auto-suggestion leur permettraient de surmonter les derniers obstacles.

En attendant, que tous ceux qui veulent s’élever sur l’échelle de la perfection pour acquérir l’influence personnelle n’oublient pas un seul instant celte vérité pratique : Faisons du bien à ceux qui nous font du mal.

Questionnaire

Pour répondre au questionnaire, veuillez vous connecter



Afficher le mot de passe

Vous voulez ouvrir la page de tous les chapitres accompagnés des liens pour chaque partie, cliquez ci-dessous

Club Thérapie vous permet de télécharger un pdf par page-chapitre afin de l’imprimer et de l’afficher sur votre mur ou de le lire sur votre ordinateur, tablette ou téléphone. Pour ceci, cliquez sur le bouton ci-dessous, le pdf s’ouvrira dans une nouvelle page. Il vous suffira de le téléchargez.

Forum

Aimons-nous les uns...
 
Notifications
Retirer tout

Aimons-nous les uns les autres

Aucun sujet n'a été trouvé ici

Share: