Arthrose, les bêta-carotène sont à conseiller concernant l’arthrose.

Il est préférable de consommer les vitamines de source naturelle que l’on rencontre dans les aliments plutôt que celles qui sont apportées par voie médicamenteuse, sauf en cas de carence avérée, et dans ce cas suivez les avis de votre médecin. Évitez de faire comme bon nombre d’Américains qui font une consommation effrénée et anarchique de suppléments vitaminiques, en compensation d’une alimentation totalement déséquilibrée. Les apports mal contrôlés ne peuvent que nuire à votre santé.

LES MESURES ALIMENTAIRES GÉNÉRALES

Les aliments riches en acides gras polyinsaturés oméga 3, en vitamines E, C et bêta-carotène sont à conseiller concernant l’arthrose, même si certaines preuves scientifiques de leur mécanisme d’action manquent encore. Choisissez donc de préférence vos aliments parmi ceux qui sont mentionnés dans les différents tableaux de ce chapitre. Il ne faut pas non plus oublier de consommer des protéines d’origine animale. Elles sont indispensables pour assurer un bon statut nutritionnel au sujet arthrosique puisque ce sont elles qui apportent tous les acides aminés dits « essentiels ». Le maintien des articulations et des os en bon état passe donc par une consommation suffisante mais non excessive de produits ani-maux, qui doivent représenter environ 50 % des apports protéiques totaux. Nul besoin de manger tous les jours de la viande. Choisissez en fonction de vos goûts : d’une part, des viandes maigres (blanc de poulet, filet de porc … ) ou du poisson, consommé trois ou quatre fois par semaine, qui vous apporteront les éléments protéiques nécessaires; d’autre part, des produits laitiers, également recommandés contre l’ostéoporose, qui représentent une source très intéressante d’acides aminés essentiels et de calcium. L’ostéoporose et l’arthrose sont deux processus distincts mais qui surviennent en général au même âge. La première est due à une perte de substance au niveau de l’os et la seconde à une usure des cartilages. L’ ostéoporose ne crée pas de douleur, sauf en cas de complications (fractures, tassements vertébraux); l’arthrose engendre des poussées articulaires douloureuses et des déformations. L’activité physique est un élément primordial pour le contrôle de votre poids, pour le maintien d’un bon statut osseux et musculaire, ainsi que pour la lutte contre l’enraidissement articulaire. L’exercice sportif doit être régulier, ne pas être trop intense et peut être le même pour les deux sexes. Concrètement, une heure de marche quotidienne est un objectif minimal. Le port de chaussures à semelle souple permet d’absorber les chocs. Les exercices d’assouplissement à domicile corporésistants (contraction de différents groupes de muscles) sont également à développer. D’autres types de sports sont tout à fait intéressants: cyclotourisme, jogging, natation, gymnastique en groupe. Les sports collectifs – football, handball … – peuvent être encouragés en fonction des désirs et des capacités physiques des uns et des autres. L’essentiel est de ne pas rester inactif pour ne pas se « rouiller ». Pour les sports qui nécessitent un effort soutenu, un avis doit être demandé à votre médecin, qui vous conseillera sur la progressivité de l’effort et sur les éventuelles contre-indications à tel ou tel type d’activités. En revanche, rien ne s’oppose à ce que vous pratiquiez la marche, la gymnastique douce, le vélo d’appartement ou le golf. Les contreindications à l’activité physique sont rares mais de nombreuses personnes pensent que l’exercice physique peut aggraver l’arthrose. C’est une erreur, les sports pratiqués de façon très intense favorisent bien sûr les lésions du cartilage, mais l’inactivité aussi! On a pu démontrer qu’une immobilisation prolongée fragilisait les cartilages et les os (voir le chapitre sur l’ostéoporose); à l’inverse, une activité physique bien adaptée stimule la formation des cellules qui composent le cartilage,elle assure, en outre, le maintien en bon état des éléments entou-rant l’articulation: tendons, ligaments et muscles. L’exercice physique est donc indispensable au projet préventif et thérapeutique du sujet arthrosique, en tenant compte, bien sûr, des éventuelles contre-indications liées aux maladies associées, notamment cardio-vasculaires, ainsi que des déformations et enraidissements articulaires qui peuvent accompagner l’arthrose. Outre son effet antidouleur, l’activité physique, pratiquée de façon adaptée et régulière, a la vertu d’entretenir la mobilité des articulations et d’assurer une bonne stabilité, ce qui évite déséquilibre et chutes.

Conclusion

L’arthrose est la plus fréquente des pathologies rhumatismales et l’on estime que 10 millions de Français en souffrent. Si vous êtes parmi ceux-ci, pas de fatalisme. Il est vrai que certains sujets prédisposés génétiquement vont développer plus facilement que d’autres de l’arthrose, mais des moyens existent de la combattre, comme vous venez de le lire: le choix des aliments est un élément non négligeable du projet thérapeutique et l’activité physique bien comprise fait partie des mesures hygiéno-diététiques. Il ne faut jamais se désespérer en cas de poussée arthrosique douloureuse: à la phase de poussée va succéder une phase d’accalmie et, un jour ou l’autre, l’arthrose se stabilisera – au prix il est vrai, le plus souvent, d’une déformation plus ou moins importante. Traiter efficacement votre arthrose, notamment par le biais de l’alimentation, ne peut qu’améliorer votre qualité de vie, retentir positivement sur votre humeur et redonner de l’élan à votre existence quotidienne.

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