La douleur musculaire ou myalgie, comment la traiter

La douleur musculaire ou myalgie est une douleur qui peut apparaître avec ou sans effort. Elle peut être localisée ou diffuse. Les étiologies douloureuses sont très variables. Elle peut être d’apparition récente ou récidivante (au moins une fois par semaine). Elle est éventuellement source d’un déficit moteur considérable. Définition La myalgie est toute douleur affectant les muscles striés squelettiques (les muscles qui assurent la motricité du corps en réponse à la volonté de l’individu) Causes Globalement, les causes de cette douleur sont réparties en 3 grandes catégories. Il y a en premier lieu, les causes d’ordre médicamenteux. Cet ordre est constitué par de nombreuses molécules dont les principales sont le lithium, la D-penicillamine, les corticoïdes et les statines. Par la suite, il y a les origines endocriniennes. Dans ce groupe, nous retrouvons divers troubles endocriniens fréquents. Telles sont les hypothyroïdies et les hyperthyroïdies, l’insuffisance surrénale, les hypocorticismes et les hypercorticismes et finalement, la plus grande classe des cortèges fonctionnels et des maladies.

Cette dernière classe renferme le plus grand nombre d’étiologies de la myalgie. Il y a les pathologies traumatiques (malposition créant des torticolis, des lombalgies, des courbatures d’effort), les infections (parasitaires ou virales et dont surtout la grippe, la poliomyélite et l’hépatite virale C), les inflammations (cas des polymyosites) et une hypertonie musculaire (qui entraine des raideurs).

Des pathologies ischémiques à type d’artériopathie ischémique oblitérante des membres inférieurs (AOCMI) Les maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé, thyroïdite) sont également pourvoyeuses de douleur musculaire. Symptômes Le principal signe de la myalgie est une douleur musculaire d’intensité variable pouvant être localisée et fixe ou diffuse. Elle peut être liée à l’effort ou à une inflammation. Les douleurs peuvent apparaitre avec des stress et une importante fatigue musculaire.

Il peut alors s’agir d’une fibromyalgie. Elle peut être d’allure récente à rythme inflammatoire et présente un dérouillage matinal de quelques secondes à quelques minutes et ceci associé à des déficits musculaires vrais. Dans ce cas, il faut craindre une polymyosite ou une dermatomyosite. Si elle est chronique, il faut penser et rechercher une éventuelle rhabdomyolyse qui est une pathologie très grave.

Dans ce cas, faire le dosage de la myoglobine pour éliminer ou confirmer ce diagnostic. Les signes douloureux peuvent s’accompagner de signes neurologiques tels la polynévrite (atteinte du système nerveux avec dégradation de la myéline du système nerveux périphérique, entrainant des troubles sensitivo-moteurs et une atrophie musculaire et cutanée) ou la fasciculation (contraction involontaire des faisceaux musculaires).

Traitement

Le repos est toujours de mise lors de myalgie. Des traitements antalgiques selon l’intensité de la douleur peuvent soulager cette pathologie. Seulement, pour éviter les rechutes et les récidives, il vaut mieux éviter les traitements de confort.

Devant des myalgies persistantes, il convient de consulter un médecin pour rechercher l’étiologie de la douleur, et ce, pour pouvoir ainsi suivre un traitement adapté. Le traitement correct de la cause permettra à la fois d’éviter les rechutes et les complications de myalgie. Conclusion Une myalgie peut être banale ou signaler des pathologies sous-jacentes plus graves telles que la rhabdomyolyse ou une tumeur maligne. Devant une myalgie qui persiste à la mise au repos et l’automédication par des antidouleurs, il faut consulter un médecin.

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