Comment soigner une crise d’hémorroïdes ?

Une insuffisance veineuse peut se présenter à différents niveaux. Aussi, une dilatation veineuse de la région recto-anale et des tissus environnants constitue une insuffisance veineuse dénommée communément hémorroïde.

Les apparences peuvent copier celles des varices vues sur les jambes. D’après les statistiques, une personne sur deux développe cette affection au cours de sa vie ? Et ce, sans distinction de cause. Définition du problème Les hémorroïdes sont des dilatations et des inflammations des veines qui se voient au niveau de la muqueuse anale et du rectum (partie basse). Ces veines sont dites alors, des veines hémorroïdaires.

Ces dilatations veineuses anormales peuvent siéger du côté interne ou externe de la région anale. On les appellera en conséquence des hémorroïdes internes et des hémorroïdes externes.

Symptômes Les signes de cette pathologie diffèrent en fonction du type. Pour les hémorroïdes internes (stades 1 ou 2) qui sont moins douloureuses, les signes sont peu visibles et de rares saignements peuvent s’associer à ces douleurs. Elles sont donc souvent sourdes et c’est uniquement ce saignement qui alerte la personne. Pour les hémorroïdes externes (stades 3 ou 4) qui sont extériorisées au niveau du pourtour anal, les signes sont plus marqués. En effet, la douleur est intense et elle est exagérée par la défécation. Ici, également, des saignements d’allure rouge vif peuvent se voir au cours de la défécation. Dans ce cas, l’aspect en relief des veines et de la marge anale peut inciter à éliminer les autres causes de saignement. Il est à noter qu’en cas de saignement anal, une recto-sygmoido-scopie ou une coloscopie doit être réalisée afin de définir l’origine exacte du trouble. La cause pouvant être une tumeur ou une fissure annale ou encore un prolapsus anal. A ces signes s’ajoutent les signes de complications de la maladie.

Entre autres, des démangeaisons peuvent également se voir. La migration des thrombus veineux peut entrainer des douleurs vives et des sensations de gênes à la défécation. Risques et complications Cette affection peut se compliquer de crise hémorroïdaire qui est une inflammation des veines hémorroïdaires externes donnant lieu à des œdèmes et de violentes douleurs.

Ensuite, la thrombose externe qui est due à la migration des caillots de sang dans l’hémorroïde occasionnant de même des douleurs intenses et des œdèmes. Des hémorroïdes qui sont cette fois visibles, des douleurs très violentes et le plus redouté étant un étranglement hémorroïdaire. Traitements et conseils Des mesures hygiéno-diététiques permettent de prévenir cette maladie. Pour cela, il faut prévenir la constipation par la consommation d’aliments riches en fibres (les céréales, des fruits frais ou des légumes à feuilles), éviter les épices et boire beaucoup d’eau. La propreté de la région anale est également primordiale.

Devant une hémorroïde confirmée, des bains de siège en eau chaude permettent de soulager la douleur et de réduire l’hémorroïde. Et cet acte peut se faire 3 à 4 fois par jour pour une durée de 10 à 15 minutes selon le besoin. Le traitement curatif consiste en la prise de veinotoniques sous avis médical et des antalgiques ainsi que des anti-inflammatoires. Parfois, cette méthode est dépassée, et seules, des injections sclérosantes, la photocoagualation par infrarouges, des ligatures élastiques ou encore la desartérialisation par méthode THD peuvent guérir la maladie. Dans certaines situations, la phytothérapie a fait ses preuves. Les plantes les plus utilisées sont l’ail, le cyprès, le fragon, la myrtille, le pissenlit, la sauge et l’oignon.

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