Iris, Acore vrai.

L’iris

(Iris pallida, considéré par certains comme une variété de l’espèce la plus grande) Irisfloreniinai est une plante originaire des régions méditerranéennes, cultivée industriellement en Toscane, au Maroc et, en France, dans le département de l’Ain; on le trouve aussi à l’état sauvage au haut de murs ou dans des endroits rocailleux, arides et incultes. Il faut citer aussi ici l’Iris germanica, iris des jardins ou flambe, originaire, plus ou moins, des mêmes zones et répandu dans le même type de lieux, d’une taille légèrement plus grande et aussi plus souvent cultivé dans les jardins. L’Iris pallida se distingue facilement de l’Iris germanica par la présence de bractées parchemineuses qui entourent ses boutons floraux et par la coloration des fleurs, bleu clair pour Iris pallida et bleu plus foncé pour Iris germanica. C’est le rhizome de l’iris qui contient la drogue: en le décortiquant et en le laissant sécher de façon à lui faire perdre l’odeur désagréable qu’il a lorsqu’il est frais, on extrait une huile essentielle appelée « camphre d’iris» composée surtout d’acide myristique, la partie solide de l’essence; outre des acides gras, des alcools (linalol, géra­niol, eugénol), des aldéhydes, il contient une cétone connue sous le nom spécifique d’irône qui communique principalement à l’huile essentielle son odeur suave de violette.

L’iris possède de nombreuses propriétés pharmacologiques. Il est doté d’une faible action expectorante ou, à plus fortes doses, émétique. On peut l’utiliser comme correcteur du goût dans l’industrie pharmaceu­tique et dans la fabrication de liqueurs. On l’utilise tout particulièrement en parfumerie (fabrication des poudres, dentifrices, parfums). Il était jadis d’usage courant, dans les milieux populaires, de donner à mastiquer aux bébés aux périodes de poussées dentaires un rhizome décortiqué en guise de tétine.

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